Armoiries et emblèmes

Les armoiries de Saint-André

Image

Auteur: Lucien Godbout, prêtre, membre de la société d’héraldique du canada

Co-auteur: Les notes historiques founies par Gérard Michaud de Saint-André de Kamouraska

ÉCU: Il s’agit de l’écu moderne français. On l’appelle moderne pour le distinguer de l’écu en pointe qui est plus ancien, même s’il est fort employé au 20ième siècle. Tel est l’avis d’héraldistes chevronnés comme Galbreath, Gheusi et plusieurs autres.

FLEURDELYS: Ce mot est employé pour désigner ce fer de lance qu’on appelle faussement fleur de lys. Il est reconnu depuis l’origine de cette figure en 113 7 par Louis VII que la fleurdelys n’est pas une fleur. Ainsi l’affirment Tailhades, Gheusi, Galbreath et un nombre indéfini d’auteurs.

Quelques précisions

ARMOIRIES: On appelle ainsi l’ensemble formé du blason, de la devise et de tout ce qui peut environner l’écu.

ARMES: On désigne ainsi chacun des éléments dessinés et émaillés sur le champ de l’écu.

BLASON: Il signifie surtout la description des éléments du blason. Il peut aussi désigner l’écu et tout ce qu’il contient.

Symbolisme des éléments du blason

  1. PARTITION: Cette partition partage le champ de l’écu en quatre parties. 
    ÉCARTELÉE: Elle rend facile l’expression des principales caractéristiques de Saint-André de Kamouraska. Cette partition met en valeur le chiffre quatre qui est d’un grand symbolisme. Tels sont les quatre points cardinaux, les quatre lettres du nom de Dieu, les quatre saisons, les quatre évangélistes et combien d’autres.
  2. PIECES HONORABLES:
    SAUTOIR: Cette pièce honorable a la forme d’un X et nous rappelle la croix de saint André. Frère de saint Pierre, il fut un des premiers apôtres de Jésus-Christ. Il est mort, crucifié comme son Maître sur une croix en forme de X, d’où le nom de croix de Saint-André donnée à cette forme de croix. Je vous salue, dit-il, en mourant vers 62, 0 croix consacrée par le sacrifice du Sauveur.
    ÉCUSSON: Ce petit écusson tout flamboyant au coeur du grand apparaît comme l’âme vibrante et chaleureuse de ceux qui vivent à Saint-André de Kamouraska.
  3. MOTIFS:
    CLOCHER: C’est toute l’histoire religieuse de ce coin de notre pays qui est symbolisée par ce clocher. On sait que la pierre angulaire fut bénite en 1806 et que la paroisse a reçu son érection civile en 1845.
    GERBE DE BLÉ: Elle rappelle que l’agriculture fut et demeure florissante. Elle veut perpétuer le souvenir des premiers défricheurs et des pionniers dont le courage et la ténacité ont permis, un jour, de voir les champs se couvrir de gerbes de blé.
    COFFRE: Le coffre, la bourrole et l’ansillon formaient un ensemble qui servait à la capture des anguilles qui fut et demeure un commerce florissant à Saint-André de Kamouraska. Les grèves étaient riches en anguilles et en marsouins. Pour le poisson dit le Père Lejeune , il est ici comme en son empire. L’huile de marsouins attira nombre d’étrangers qui firent de grands profits. L’histoire de Saint-André, souligne Gérard Michaud, commence par une histoire de pêche.
    ROUE: Elle symbolise toutes les industries et commerces comme les ferronneries et les menuiseries et toutes les autres activités qui ont marqué l’histoire de Saint-André et l’habileté de ses travailleurs.
    FLEURDELYS: C’est un milieu d’origine française et qui le demeure à 100%. Elle rappelle l’histoire primitive de ce milieu qui servait de point de départ pour les missionnaires et les premiers pionniers.
  4. ÉMAUX:
    COULEURS: Ils expriment la richesse des grèves de cette région et de ce milieu. Les milliers d’oiseaux migrateurs connaissent ces grèves et la nourriture substantielle de ces grèves couvertes de joncs.
    AZUR (bleu): C’est une couleur qui respire la paix, la maîtrise de soi. C’est la couleur de la Vierge Marie et elle symbolise davantage la France. Elle s’applique fort bien à ce milieu où la paix et la foi ont marqué l’atmosphère de ce coin de notre pays.
    SINOPLE (vert): Saint-André est un coin tellement verdoyant que cette seule couleur peut le symboliser. Il parle d’agriculture et d’espérance. Il n’est pas faux d’affirmer que les citoyens de Saint-André ont toujours cru en l’avenir et ils n’ont cessé de progresser malgré les dépressions.
    POURPRE (Violet): C’est la couleur royale et celle des Princes de l’Église. Elle veut surtout manifester la richesse exceptionnelle du milieu par le nombre de grands artistes et artisans qui y ont laissé des traces: des orfèvres comme Laurent Amyot, Pierre Sasseville, des sculpteurs et architectes comme les Baillargé, un peintre comme Plamondon.
  5. MÉTAUX:
    OR: Il symbolise surtout les valeurs spirituelles, celles de l’intelligence, de l’amour et de la foi. Elles caractérisent bien les citoyens qui ont bâti SaintAndré et ceux qui y vivent.
    ARGENT: Il parle de valeurs matérielles et aussi de science et d’habileté dans le commerce, l’industrie et les affaires de tout genre. C’est le passé et le présent qui s’y trouvent résumés par cet émail.

Les emblèmes de Saint-André

Image

Emblème arboricole : le pin gris

Le pin gris est un arbre caractéristique des collines siliceuses de Kamouraska-Témiscouata. Il adopte parfois un port particulier et très esthétique qu i a su attirer l’attention d’amateurs d’horticulture parce qu’il constitue un arbre nain. Le pin gris traverse le territoire municipal dans un axe Nord-Est/Sud-Ouest et on le retrouve aussi sur les Îles Pèlerins.

Emblème aviaire : le bruant de Nelson

Le Bruant de Nelson est une espèce qui nidifie dans le marais de Saint-André. C’est une espèce susceptible d’être désignée espèce menacée ou vulnérable au Québec. Son
adoption comme emblème aviaire de Saint-André sensibilisera davantage la population à la nécessité de la protection ou la restauration de l’habitat qu’il fréquente. La création
récente de la Réserve naturelle de la Rivière Fouquette, milieu de prédilection du Bruant, confirme la volonté de la municipalité de protéger cette espèce.

Emblème floral: le rosier sauvage

Le rosier sauvage représente bien un des milieux caractéristiques de Saint-André: le milieu humanisé. Depuis quelques années la municipalité met l’accent sur la plantation du rosier sauvage pour renforcer les colonies déjà existantes et contribuer à protéger l’aboiteau du village.